Le rapport des recruteurs à Facebook

Selon une nouvelle étude, les demandeurs d’emploi qui ont coutume de partager sur Facebook, même sur des sujets qui peuvent sembler inapproprié, pourraient précisément correspondre au type de candidats que de nombreuses entreprises souhaitent attirer.

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Alors que de nombreux employeurs ont traditionnellement vu toutes références à la drogue ou l’alcool sur les réseaux sociaux comme un critère éliminatoire, des chercheurs sont parvenus à un constat bien différent de celui de la plupart des recruteurs.

Le document, publié le 1er juillet dans la revue Cyberpsychology, Behavior, and Social Networking s’est basé sur l’examen de 175 élèves. Les chercheurs de North Carolina State university ont retenu cinq critères afin d’évaluer la « qualité » des candidats: l’ouverture à l’expérience, la rigueur, l’extraversion, l’amabilité et la stabilité émotionnelle.

Voici leurs résultats : 

Premièrement et sans surprise, avoir tendance à dénigrer ses amis sur Facebook est synonyme avec une difficulté à travailler en équipe. Ces candidats ne présentent donc pas les critères requis d’un « bon » candidat (encore une fois tout dépend du poste, il peut effectivement exister des exceptions). Cependant les chercheurs n’ont trouvé aucune relation entre des qualités telles que la rigueur et la tendance à poster sur l’usage de substances. L’étude a même trouvé une corrélation entre les personnes qui ont plus partagés sur la fête et les besoins et prérequis de certains employeurs. «Les gens extravertis sont plus susceptibles d’afficher des références à l’usage de drogues et d’alcool»,expliquent Lori foster Thompson, professeur de psychologie à l’Université North Carolina State et coauteur de l’étude.

Cette étude rappelle, par ailleurs, que l’utilisation de Facebook pour profiler de potentiels candidats n’est pas forcément une solution viable.

Les recruteurs peuvent penser qu’en utilisant cette nouvelletechnique ils obtiendront une vue privilégiée sur la personnalité des candidats. Cela peut être tentant, selon J. William Stoughton,coauteur de l’étude de NC State. Mais il existe une variable cachée: les profils Facebook offrent une vision partielle de la personnalité. Ce n’est certainement pas un flux de données fiable pour évaluer l’éthique de travail d’une personne.

Dans le même temps, de nombreux jeunes ont ajusté leurs paramètres de confidentialité de sorte qu’il est impossible d’observer leurs profils sur les médias sociaux. Selon une étude de 2010 de l’American Life Project Pew , «71% des utilisateurs de réseaux sociaux de 18-29 ans ont changé les paramètres de confidentialité de leur profil afin de limiter ce qu’ils partagent avec les autres en ligne. »

Pour conclure, les auteurs de cette étude suggèrent aux entreprises de faire preuve d’un peu plus d’indulgence . Cependant tout dépend bien évidemment des valeurs de l’organisation. Mais pour les employeurs à la recherche d’extravertis , ils devraient être un peu plus compréhensifs avec les profils Facebook des candidats, car ceux-ci ne reflètent pas toujours la véritable personnalité de l’intéressé. Les recruteurs devraient donc, pour certains, revoir leur utilisation des réseaux sociaux dans le profilage de candidat.

Source : Fortune